CHAPITRE 2 : L'ANCIEN TIBET SOUS LA DOMINATION DES TROIS GRANDS SEIGNEURS FÉODAUX.
La leçon cinq a pour but d’inciter les enfants à rejeter « l’ancienne société », qualifiée de « réactionnaire, obscure, cruelle et barbare ». Cette leçon se veut une description globale de la société tibétaine d’avant 1950, et cherche donc à justifier l’intervention chinoise par la nécessité de renverser un ordre social injuste. Les enfants sont ainsi poussés à exprimer leur reconnaissance envers le gouvernement chinois qui a libéré le Tibet de l’emprise des « seigneurs féodaux ». (NdT)
Leçon 5 : Le système de servage féodal, corrompu et arriéré
L’ancien Tibet était une société de servage féodal réactionnaire, obscure, cruelle et barbare. Dans cette société, les propriétaires de serfs et les serfs étaient des classes ennemies.
La classe des propriétaires de serfs comprenait les trois grands seigneurs féodaux : les familles de chefs, les aristocrates et les monastères, ainsi que leurs représentants. Dans le Tibet ancien, la classe des propriétaires de serfs ne dépassait pas 5% de la population totale, mais elle détenait toutes les terres, les montagnes boisées, le bétail, les outils agricoles, les maisons, ainsi que la plupart des moyens de production et de subsistance. Ils ne travaillaient pas mais vivaient sur leurs rentes et menaient un train de vie luxueux.
Parmi la classe des serfs, on comptait les sujets soumis à l’impôt, les paysans düchung1, les serviteurs, les vagabonds etc. La classe des serfs atteignait 95% de la population totale du Tibet ancien. Ils demeuraient rattachés aux domaines des propriétaires de serfs de génération en génération.
Ils ne possédaient pas de moyens de production, ou presque. Ils étaient obligés de travailler très dur, car ils appartenaient physiquement aux propriétaires de serfs. De plus, ils devaient fournir le lourd impôt de la corvée, et, tout au long de l’année, ils étaient pauvres, avaient faim et étaient contraints de mener une existence à la limite entre la vie et la mort. Une catégorie de serfs en particulier, les serviteurs, ne possédait aucun matériel de production et ils n’avaient pas non plus le moindre pouvoir sur leur propre personne. Leurs maîtres les considéraient comme « du bétail sachant parler ».
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Non seulement les propriétaires de serfs détenaient les matériaux de production, mais ils avaient aussi tout pouvoir sur la personne de leurs serfs.
Non seulement, ils exploitaient leurs serfs sans aucune pitié ni compassion, mais ils avaient aussi droit de vie et de mort sur eux. C’est pourquoi, les serfs disaient avec une grande colère : « Bien que ce soient mes parents qui m’aient fait naître, c’est mon maître qui a tout pouvoir sur mon corps et sur ma vie ».
Les nombreux serfs, asservis à leur maître de génération en génération, étaient obligés de mener une vie misérable, de faire un travail de bête de somme et de manger de la nourriture de chien et de porc C’est pour cette raison qu’une chanson populaire dit par exemple : « les montagnes de l’Himalaya sont les amas des ossements blancs des serfs ; le fleuve Brahmapoutre est leur sang et leurs larmes ».
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Exercices :
1) Qu’appelle-t-on « propriétaires de serfs » ? Qu’appelle-t-on « serfs » ?
2) Distingue sur les dessins les propriétaires de serfs et les serfs. Explique quelles sont les différences.