
Encore un poème très éloquent en provenance du Tibet. Il exprime le décalage que ressent l'auteur dans son milieu sinisé : alors que les Tibétains sont en deuil, ses voisins chinois fêtent le Nouvel An. Alors que les Tibétains voudraient se recueillir et se souvenir, ils sont perturbés par la liesse insouciante au mieux, malfaisante au pire, des voisins qui ne partagent pas les mêmes valeurs.
Chinois, ne troublez pas la paix de mon environnement
Il y a de cela bien des jours,
Mon frère aîné, tous les membres de ma famille et moi-même,
Nous sommes rassemblés avec joie.
Et vous avez envoyé dans notre ciel radieux
Une punition injustifiée
Qui a troublé notre amour et notre paix
Cette punition …
Est une lourde peine qu’aucune de nos générations futures ne pourra oublier
Hier soir, très seul,
Je réfléchissais aux gens et aux choses
Devant mon ordinateur.
Vous avez troublé ma paix avec des feux d’artifice
Vos feux d’artifice
Ont altéré la beauté de mon ciel et de ma terre
Aujourd’hui, comme d’habitude,
Alors que la télévision avait attiré mon regard,
Le bruit de vos avions et
De vos feux d’artifice s’est continûment propagé dans mon ciel
Qu’importe. Aujourd’hui, nul rire autour de moi.
Aussi, pour dissiper cette souffrance,
Je souhaite pleurer tout mon saoul
Chinois, ne troublez pas la paix de mon environnement.