Leçon 4 : J'aime ma patrie, j'aime ma région natale

 

Cette leçon vante, dans un premier temps, les richesses écologiques et les diverses réalisations culturelles tibétaines, ces dernières permettant d’introduire le sujet principal : l’histoire du haut plateau. Dans une seconde partie, le ton change. La région occupée par les Tibétains a certes une longue histoire, mais on insiste surtout sur le fait que celle-ci est indissociable de celle de la « Chine de l’intérieur ». Le haut plateau tibétain est décrit comme faisant, dès les origines, partie de l’aire chinoise. L’épisode de l’invasion britannique de 1904 est censé illustrer l’attachement des Tibétains à leur mère patrie et leur participation active à la défense de son territoire. C’est en ce sens que les enfants doivent « dès l’enfance […] introduire l’amour de la patrie dans leurs réflexions ». (NdT)

Leçon 4 : J'aime ma patrie, j'aime ma région natale

Le Tibet est un joyau de la patrie. Ici, on trouve non seulement de hautes montagnes très pures, célèbres à travers le monde, de magnifiques régions de forêts, des terres agricoles de grande étendue, où les épis ondoient comme des vagues, de larges et vastes pâturages qui réunissent herbe et eau et les ravissants paysages du sud-Brahmapoutre où les montagnes et les rivières semblent dessinées. Mais il y a aussi de merveilleux produits de l’agriculture et de l’élevage et toutes sortes de ressources naturelles.

La RAT possède non seulement des montagnes et des rivières d’une majestueuse beauté, mais elle a aussi une longue histoire, une culture qui brille de mille feux et une tradition glorieuse d’amour envers la patrie et de révolte face aux invasions étrangères. Il y a plusieurs dizaines de milliers d’années, les ancêtres des Tibétains1 se sont installés et, sur le haut plateau de la RAT, leur population s’est accrue et y a fourni un dur labeur ; grâce à leurs bras travailleurs, ils ont initié la longue histoire de leur nationalité. Au cours de leur longue histoire, ils ont créé une culture qui brille de mille feux : des résultats éclatants ont été obtenus dans tous les domaines, qu’il s’agisse de l’histoire, des sciences et technologies, ou encore de l’art et de la littérature etc. En ce qui concerne la littérature, on trouve l’histoire héroïque versifiée la plus longue du monde : « l’épopée du roi Gesar de Ling2 », les aphorismes de Sakya Pandita3 sur la nature du monde et de la vie humaine, mais aussi le Rgyud bzhi4 : le quadruple grand traité de médecine ; ainsi que le Potala5, qui est doté de caractéristiques architecturales particulières. Tous ceux-là , et bien d’autres encore sont très célèbres dans le monde. Ils expriment la quintessence de l’intelligence et de la sueur du peuple tibétain et ce sont de splendides joyaux parmi les trésors culturels des nationalités de la République Populaire de Chine.

Au VIIe siècle, le roi du Tibet, Songtsän Gampo6, célèbre dans l’histoire du Tibet, a unifié le plateau tibétain. Il a fondé la dynastie des empereurs7 qui ont régné sur un Tibet uni pour la première fois de son histoire.

Songtsän Gampo est celui qui a initié les relations d’amitié entre les peuples tibétain et chinois. Grâce à la venue au Tibet des princesses Wencheng et Jincheng8, les relations politiques, économiques et culturelles entre le Tibet et « la Chine de l’intérieur9 » sont restés ininterrompues Cela a également encouragé le resserrement et l’approfondissement des liens, au quotidien, entre Tibet et Chine. Des bases solides et stables ont ainsi été établies au cours de l’Histoire, pour faire entrer la région du Tibet sous la souveraineté du gouvernement central, à l’époque de la dynastie des Yuan10.

Le peuple de la RAT a une tradition historique de patriotisme. Au fil de l’histoire, il a grandement contribué à la création d’Etat unifié, qui regroupe de nombreuses nationalités. Au cours des luttes récentes pour la défense des frontières sud-ouest de la patrie, il a aussi composé des louanges joyeuses et des histoires émouvantes capables de tirer des larmes de tristesse, pour s’opposer à la séparation des nationalités et pour défendre l’unité de la patrie. La bataille pour la défense de Gyantse11 en est un chapitre éclatant. Le peuple de la région du Tibet y a défendu sa demeure et son pays, et s’est opposé à l’invasion étrangère. Les vestiges de la résistance aux Anglais, dans les montagnes du district de Gyantse, sont un des lieux fondamentaux de l’éducation patriotique des jeunes enfants de la RAT. Chaque année, de nombreux élèves s’engagent dans une éducation patriotique en venant les visiter.

Récemment, des forces d’invasion étrangères12 ont eu pour objectif de séparer le Tibet du territoire chinois, par cent méthodes et mille projets, mais chacune de leurs manigances a été réduite à néant. La force d’union de la nation chinoise, c’est la grande détermination qui fait que le peuple tibétain résiste avec bravoure aux invasions venues de l’extérieur et qu’il défend l’unité de la patrie et l’harmonie entre les nationalités. La longue histoire du Tibet, sa civilisation brillante et ses vallées et montagnes majestueuses et charmantes peuvent nous rendre fiers. Mais plus encore, nous pouvons être particulièrement fiers de la glorieuse tradition de patriotisme anti-impérialiste du peuple tibétain.

À partir d’aujourd’hui, nos écoliers doivent poursuivre la glorieuse tradition de combat contre l’impérialisme et de patriotisme. Dès l’enfance, ils doivent introduire l’amour de la patrie dans leurs réflexions. L’amour de la patrie doit commencer par un amour pour sa propre nationalité et un amour pour sa région natale. Nous devons certes aimer notre région natale mais nous devons plus encore chérir notre puissante patrie.

1) Exercice :

Explique où se trouve ta région natale. Présente les montagnes et les fleuves de ta région, ses productions particulières et les changements récents.

2) Activité :

1) Regarde le film « la Vallée rouge13 ».

 

  1. 1. On ignore à quand remonte précisément l’occupation humaine du haut plateau est peuplé. Se basant sur des données climatiques, on a longtemps estimé que la région était inhabitable avant la fin de la dernière grande glaciation, cinq mille ans avant notre ère, cependant, des vestiges archéologiques ont été découverts, qui attestent de l’activité humaine sur le haut plateau aux alentours de -30 000 ans. Des empreintes de pieds et de mains humaines ont en effet été découvertes en 2002 à environ quatre-vingt cinq kilomètres de Lhasa, dont l’ancienneté a été évaluée à -20 000 ans. Par ailleurs, la découverte de divers outils datés du paléolithique témoigne également de la présence de chasseurs-cueilleurs sur le haut plateau dès cette époque. Cependant, la question du lien entre ces populations et la population tibétain actuelle reste ouverte. De nombreuses recherches suggèrent que les ancêtres des tibétains sont des populations installées plus tardivement sur le plateau, après la dernière grande glaciation.
  2. 2. Epopée narrant les combats du roi guerrier mythique Gesar (Ge sar), souverain de la région de Ling (Gling), cette épopée, originaire de l’Est du Tibet historique est traditionnellement récitée par les bardes tibétains dont elle constitue le répertoire principal.Elle comporte plusieurs dizaines d’épisodes, caractérisés par une alternance entre de longs passages versifiés chantés et de courts passages narratifs en prose. Depuis les années 1950, le pouvoir chinois a entrepris de valoriser cette grande tradition littéraire, car elle lui semble relever de la culture populaire laïque plus que de la culture traditionnelle savante. C’est une simplification et une vision fausse de l’épopée, qui abonde en références religieuses. Traduction française des principaux épisodes : Alexandra David-Néel. La vie surhumaine de Guésar de Ling. Paris : Adyar. 1931. Rolf A. Stein. La civilisation tibétaine. Paris : Langues et Mondes – l’Asiathèque, 1987. Rolf A. Stein. Recherches sur l’épopée et le barde au Tibet. Paris : Presses universitaires de France, 1959. Geoffrey Samuel. “The Gesar Epic of East Tibet” in J. I. Cabezon and R. Jackson (ed), Tibetan Literature: Studies in Genre. Essays in Honor of Geshe Lhundup Sopa. Ithaca, New York: Snow Lion, 1996, pp. 358-67. Douglas J. Pennick. Gesar de Ling : l’épopée du guerrier. Paris : Guy Trédaniel, 2003.
  3. 3. Sakya Pandita ( Sa paN kun dga’ rgyal mtshan, 1182-1251) : Hiérarque de l’école Sakyapa (une des quatre écoles principales du bouddhisme tibétain), il a joué un rôle politique important dans les relations avec les pays voisins du Tibet. Il est en effet le premier à avoir établi une relation de chapelain à protecteur avec un prince mongol, en s’alliant à Godan, un petit fils de Gengis Khan, épargnant ainsi au Tibet le sort peu enviable de nombre de pays et de nations ravagés par le passage des hordes mongoles. Savant polygraphe, il est en particulier connu pour ses aphorismes (sa skya legs bshad), courtes morales en vers illustrées chacune par une fable inspirées de la littérature indienne classique.

    Rolf A. Stein. La Civilisation tibétaine. Paris : Langues et Mondes – l’Asiathèque, 1987. Laurent Deshayes. Histoire du Tibet. Paris : Fayard, 1997. Davenport, John T., Sallie D. Davenport & Losang Thonden (trad.) Ordinary wisdom : Sakya Pandita’s treasury of good advice. Boston MA : Wisdom Publications, 2000.

    Images :

    http://www.vajrasana.org/sapanbig.jpg

    http://www.presscluboftibet.org/UserFiles/Sakya_Pandita_chief_of_the_Sakya_Buddhist.jpg
    http://i.pbase.com/o6/04/724404/1/77861811.7Q8OIFp1.DSC06069.jpg

  4. 4. Ouvrage fondamental de la médecine tibétaine. Généralement considéré comme la traduction d’un original sanskrit il s’agirait plus probablement d’une création tibétaine. Le texte, présenté sous la forme d’un dialogue versifié entre deux sages, émanations du bouddha de médecine, se compose de quatre parties : le Traité de Base (rtsa ba’i rgyud), le Traité Explicatif (bshad pa’i rgyud), le Traité des Instructions (man ngag rgyud) et le Traité Final (phyi ma’i rgyud). Voir : Fernand Meyer. le système médical tibétain – Gso-Ba Rig-Pa. CNRS éditions. Paris 2002. pp. 87-102.
  5. 5. Palais situé sur la colline du Marpo ri à Lhasa, et qui abritait avant 1959 la résidence d’hiver des Dalaï-lamas ainsi que le siège du gouvernement tibétain. Le bâtiment tel qu’on peut le voir aujourd’hui a été construit au 17ème siècle, sous l’impulsion du 5ème Dalaï-lama Ngawang Lobsang Gyatso. Il s’élève sur les fondations d’un palais datant de l’établissement de Lhasa comme capitale du Tibet par l’empereur Songtsen Gampo au 7ème siècle. Voir : Gyurme Dorje. Tibet Handbook. Footprint Handbook. Bath. 1999, p.96-97. Fernand Meyer. The Potala palace of the Dalai-lamas in Lhasa. In : Orientataion, 1987, p. 14-32. Andre Alexander. The Temples of Lhasa: Tibetan Buddhist Architecture from the 7th to the 21st Centuries (Tibet Heritage Fund's Conservation Inventory). Chicago : Serindia Publications. 2005. http://www.tibetheritagefund.org/ Knud Larsen & Amund Sinding Larsen. The Lhasa atlas : Traditional architecture and townscape. Londre : Serindia publications. 2001. http://www.thdl.org/xml/show.php?xml=collections/history/hsct/sites/hsct...
  6. 6. Songtsen Gampo (tib. : Srong brtsan sgam po) est le fondateur de l’empire tibétain, et le premier souverain pour qui on puisse, de façon sûre, déterminer une date précise de fin de règne. Né autour de l’an 600, il règne à partir de 620 environ, et jusqu’à sa mort en 649-650. Succédant à Namri Songtsen (tib. : Gnam ri srong brstan, aussi nommé Slon btsan rlung nam dans les documents anciens), il poursuit le mouvement de conquêtes territoriales initiées par son prédécesseur, pour unifier l’ensemble du haut plateau tibétain, et fonder un empire dominant diverses populations voisines, comme les populations de pasteurs nomade des Azha (tib. : A zha) et des Sumpa (tib. : Sum pa) au nord-est, dans la région du lac Kokonor, ou encore le royaume du Zhangzhung (tib. : Zhang zhung), à l’ouest, dans la région du Mt Kailash. Il établit la capitale de l’empire à Lhasa, où la construit un premier palais, sur la colline du Marpori (tib. : dmar po ri), où s’élèvera plus tard le palais du Potala. Ayant appris que les dirigeant Azha et Türk avaient contracté un mariage avec une princesse impériale chinoise, Songtsen Gampo envoie son ministre négocier lui aussi une telle alliance, si bien que la « princesse » Wencheng est envoyée au Tibet en 641. L’empereur conclue également une alliance matrimoniale avec une princesse népalaise (le Népal était alors un royaume vassal de l’empire tibétain), une princesse originaire de la région du Kokonor. Converti au bouddhisme par ses épouses chinoise et népalaise, il passe pour le souverain qui a le initié la pratique de cette religion au Tibet, et est ainsi considéré dans les sources plus tardives comme un « Chögyel » (tib. : chos rgyal), souverain régnant en accord avec la loi bouddhiste. D’après l’historiographie tibétaine, cet empereur a également joué un rôle culturel crucial. Il aurait en effet envoyé un groupe de jeunes gens en Inde, dans le but de concevoir un système d’écriture adapté à la langue tibétaine. L’écriture était effectivement devenue indispensable pour l’administration de l’empire, mais a également joué un rôle important dans le développement de la religion. Il incarne, dans la tradition tibétaine, celui qui fait passer le Tibet d’une situation tribale et mythique, à une civilisation bouddhique plus élaborée. Voir : Helmut Hoffman. Early and medieval Tibet. In : Alex McKay (ed.) The History of Tibet (vol. 1). The early period: to c. AD 850. The Yarlung Dynasty. Londre : RoutledgeCurzon. 2003, p. 45-68. Eva K. Dargyay. Srong-btsan sgam-po of Tibet: Bodhisattva and King. In : Alex McKay (ed.) The History of Tibet (vol. 1). The early period: to c. AD 850. The Yarlung Dynasty. Londre : RoutledgeCurzon. 2003, pp. 364-378.
  7. 7. La dynastie des dirigeants du Yarlung (tib. : yar klung) tire son nom d’une vallée située au Sud de Lhasa. Elle est aussi parfois appelée dynastie Purgyel (tib. : Spu rgyal) (littéralement : souverains de Spu), nom qui pourrait constituer un rappel du toponyme Powo (tib. : Spo bo), lieu d’origine de ces souverains. Si les premiers souverains de cette dynastie ne sont connus que par des récits légendaires, le premier dirigeant historique, Srong brtsan sgam po, est précédé de cinq souverains pour lesquels on peut affirmer avec certitude qu’ils eu une autorité politique dans leur région. Après le règne de Srong brtsan sgam po, fondateur de l’empire, plusieurs de ses descendants se succèdent sur le trône, alors que l’essentiel du pouvoir est détenu par la lignée des ministres Gar (tib. : Mgar), jusqu’à la fin du septième siècle. Parmi les principaux souverains de cette dynastie, ont peut ensuite citer Thrisong detsen (tib. : Khri srong lde brtsan), qui règne à l’apogée de l’empire, entre 755 et 797. Son règne est marqué par l’adoption du bouddhisme comme religion officielle en 779, et l’invitation de nombreux maîtres bouddhistes indiens et chinois à la cour. Au niveau religieux, c’est également sous son règne qu’est fondée une école de traduction, pour traduire les textes bouddhiques, et le premier monastère bouddhiste tibétain, celui de Samyé (tib. : Bsam yas) est construit à la fin du huitième siècle. Au niveau militaire, la période est marquée par de nombreuses victoires tibétaines et une expansion maximale de l’empire, au nord, dans la région des oasis de la « route de la soie », mais aussi à l’est, jusqu’à prendre en 762, la capitale chinoise Xi’an et mettre sur le trône un empereur fantoche, qui y restera trois semaines. Durant la première moitié du neuvième siècle, les frontières nord de l’empire varient en fonction des batailles pour le contrôle des voies commerciales transcontinentales. L’empereur tibétain, Relpachen (tib. : Ral pa can), petit fils de Thrisong detsen, et lui aussi particulièrement favorable aux bouddhistes, attirant par là l’hostilité des nobles et de la population face la croissance constante des privilèges des nobles. Ce souverain est assiné, et son frère, Langdarma (tib. : Glang Dar ma) lui succède. Ce dernier, décrit dans les sources historiques plus tardives comme cruel et violent, est réputé avoir mis en œuvre une persécution du bouddhisme. Il meurt assassiné par un ermite en 842, ce qui marque la fin de l’empire tibétain et de la dynastie Purgyel. Voir : Alex McKay (ed.) The History of Tibet (vol. 1). The early period: to c. AD 850. The Yarlung Dynasty. Londre : RoutledgeCurzon. 2003. Erik Haarh. The Yarlun Dynasty : a study with particular regard to the contribution by myth and legends to the history of Ancient Tibet and the origin and nature of its kings. København : GEG Gad’s Forlag. 1969
  8. 8. Présentation de Wen cheng et de Jin cheng (à venir).
  9. 9. La « Chine de l’intérieur » (tib. : Rgya nang) renvoie actuellement à la moitié orientale de la Chine, essentiellement peuplée de Hans, urbanisée et développée économiquement et industriellement. Dans ce texte, elle fait référence à la Chine des Tang.
  10. 10. Dynastie mongole qui a régné sur la Chine entre 1267 et 1368. Actuellement, les hommes de pouvoir et les politiciens de Chine tendent à passer sous silence le fait que la Chine a été envahie et placée sous l’autorité des Mongols. Il est vrai qu’elle est considérée comme une dynastie de l’histoire chinoise, s’insérant entre les Song et les Ming.
  11. 11. En 1904, les troupes britanniques pénétrèrent jusqu’à Lhasa, dans le double but de se frayer une voie de passage commerciale vers le Tibet et de damer le pion aux Russes, dans le cadre du « Grand Jeu » qui voyait alors rivaliser les deux empires en Asie centrale. Une bataille mémorable et inégale eut lieu au fort de Gyantse (tib. : Rgyal rtse) entre les troupes britanniques et les soldats tibétains. Le centenaire de cette bataille, en 2004, a donné lieu à de nombreuses célébrations et a été l’occasion pour la RPC de condamner les tentations expansionnistes des forces hostiles à la Chine, tant à l’époque (cette partie du Tibet était alors formellement sous protectorat mandchou, mais cette dynastie vivant ses dernières années, elle n’avait pas réagi très énergiquement) qu’aujourd’hui, où les manifestations tibétaines sont toujours interprétées comme étant fomentées de l’extérieur (par le gouvernement en exil du Dalaï-lama, lui-même soutenu par les Etats-Unis) et non comme pouvant s’expliquer par un fort mécontentement intérieur.
  12. 12. On ne sait pas, ici, s’il est fait référence à l’invasion britannique de 1904 ou à l’implication, prouvée, de la CIA dans la résistance tibétaine entre 1956 et 1972. A ce sujet, voir Dunham, Mikel, Les Guerriers du Bouddha. Arles : Actes Sud, 2007.
  13. 13. Pour des détails, voir http://en.wikipedia.org/wiki/Red_River_Valley_(1997_film) et http://www.prcmovie.com/library/red.html. Ce film de 120 minutes raconte l’histoire d’une simple paysanne qui est élevée par une vieille femme après avoir échappé à un sacrifice humain. Elle tombe amoureuse du fils de la vieille femme. Un jour, tous deux découvrent deux soldats britanniques ensevelis sous la neige : l’un d’eux reste dans le village pour y être soigné, l’autre s’apprête à revenir au Tibet comme commandant de l’armée qui va envahir le Tibet en 1904.