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Traversant collines et vallées
Le cerf orphelin erre, solitaire.
Sur les fraîches rives du Mekong,
Quand le chasseur, cruel et rusé,
Sous sa casquette à visière rouge de sang
Cinq fois rapiécée,
Visera ton cœur,
Qui te sauvera la vie ?
Tu as traversé de hauts cols,
En espérant trouver de l’eau.
Mais la main du chasseur cruel
Est le signe du karma ancien.
Ne nous envoie pas dans le bardo,
Ô Seigneur divin, Chenrezi-Wang !
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